Le législateur a confié à l'ONDRAF deux types de
missions en matière d'inventaire :
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d'une
part, l'ONDRAF est chargé d'établir un inventaire de
tous les déchets radioactifs présents sur le territoire
belge. Cette mission est appelée "inventaire
des déchets radioactifs" ; |
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d'autre
part, l'organisme doit établir un inventaire de toutes les
installations et de tous les sites contenant des substances radioactives
sur le territoire belge. Cette mission est appelée "inventaire
des passifs nucléaires". |
L'inventaire des déchets radioactifs
Conformément
aux dispositions de l'arrêté royal du 16 octobre 1991, l'ONDRAF
a pour mission de tenir en permanence à jour un inventaire quantitatif
et qualitatif de tous les déchets radioactifs présents sur
le territoire belge ainsi que de ceux à venir, y compris des matières
fissiles excédentaires et des déchets qui proviendront des
installations nucléaires à déclasser. C'est là
une condition essentielle pour garantir une gestion des déchets
radioactifs en toute sûreté, tant à court qu'à
long terme. En effet, un tel inventaire permet entre autres à l'ONDRAF
de dimensionner ses installations de traitement/conditionnement,
d'entreposage
provisoire et de dépôt
final.
Cet inventaire
est basé sur :
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la
connaissance des stocks de déchets présents sur le site de Belgoprocess ; |
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les
prévisions des producteurs concernant les déchets d'exploitation ;
et |
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les
prévisions relatives à la production de déchets de démantèlement.
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L'inventaire
de fin 2008 est basé sur le programme nucléaire actuel qui tient compte
d'une durée d'exploitation de 40 ans des sept réacteurs nucléaires commerciaux
et du déclassement de l'ensemble des installations nucléaires existantes.
Selon cet inventaire, les volumes des trois catégories de déchets radioactifs
conditionnés sont estimés d'ici 2070 à :
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Catégorie
A :
69.900m³.
Ces déchets représentent moins de 0.5 % de l'activité totale de tous
les déchets. |
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Catégorie
B :
11.100m³, dans le cas du retraitement des déchets,
10.430m³, sans retraitement.
Ces déchets représentent environ 2 % de l'activité totale de tous
les déchets. |
| |
Catégorie
C :
600 m³,
dans le cas du retraitement de l'ensemble des combustibles irradiés,
4.500m³, sans retraitement (les combustibles sont considérés comme déchets).
Ces
déchets représentent environ 97,5% de l'activité totale de tous les déchets. |
La prolongation
de la durée de vie de trois centrales nucléaires les plus anciennes (Doel
1-2 et Tihange 1) de dix ans, aurait l'impact suivant sur les volumes de
déchets :
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Catégorie
A :
70.900m³. |
| |
Catégorie
B :
11.220m³, dans le cas du retraitement des déchets,
10.490m³, sans retraitement. |
| |
Catégorie
C :
650 m³, dans le cas du retraitement de l'ensemble des combustibles
irradiés,
4.900m³, sans retraitement (les combustibles sont considérés comme
déchets). |
Les
déchets de catégorie A représentent plus de 80 % du volume total des déchets
conditionnés, tandis que les déchets des catégories B et C représentent
plus de 99 % de l'activité totale.
L'inventaire des passifs nucléaires
La
mission de l'ONDRAF a été étendue le 12 décembre
1997 (texte officiel disponible sur le site du Moniteur
belge), par la publication d'une nouvelle loi-programme.
Depuis lors, l'ONDRAF est chargé d'établir un inventaire de
toutes les installations nucléaires et de tous les sites contenant
des substances radioactives sur le territoire belge. Cette mission est officiellement
appelée "inventaire des passifs nucléaires".
L'inventaire
des passifs nucléaires est une mission d'intérêt public.
Il doit permettre de mieux gérer le long terme en vue de garantir,
de façon éthique, la sûreté de l'homme et de
l'environnement.
L'inventaire
des passifs nucléaires comprend:
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l'établissement
d'un répertoire de la localisation et de l'état de toutes
les installations nucléaires et de tous les sites contenant
des substances radioactives sur le territoire belge ; |
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l'estimation
du coût de déclassement et d'assainissement de ces installations
et sites ; |
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l'évaluation
de la disponibilité et de la suffisance des provisions pour
le financement des opérations en cours ou futures ; |
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la
mise à jour quinquennale de cet inventaire. |
Deuxième rapport quinquennal relatif à l'inventaire
Le deuxième rapport relatif à l’inventaire s’inscrit dans la ligne du premier. Outre qu’il contient une mise à jour des informations rassemblées dans le premier rapport, le deuxième rapport développe certains aspects qui n’avaient été abordés que de façon très superficielle précédemment. Il établit en particulier les bases d’une méthodologie d’évaluation de la disponibilité des moyens financiers associés aux provisions constituées par les responsables financiers concernés pour couvrir leurs coûts nucléaires futurs le moment venu.
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Inventaire
des passifs nucléaires. (communiqué de presse du 11.03.2008
- PDF - 37K) |
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Inventaire des passifs nucléaires. (dossier de presse du 11.03.2008
- PDF - 147K) |
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Inventaire
des passifs nucléaires. (présentation du 11.03.2008
- PDF - 250 K) |
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Inventaire
des passifs nucléaires. (synthèse - PDF - 452 K) |
Conformément
aux dispositions prévues par la loi du 11 décembre 1998,
le rapport en lui-même n'est pas disponible pour le public. Pour
ouvrir les documents en format PDF, vous devez disposer de Adobe
Reader.
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(*) Les critères de libération sont les critères
à satisfaire pour qu'un déchet radioactif soit libéré,
c'est-à-dire que les risques qui lui étaient associés
soient considérés comme suffisamment faibles. Selon les
nouveaux critères pris en compte pour l'exercice 2003 de l'inventaire,
de plus grandes quantités de déchets doivent désormais
être considérées, et donc gérées, en
tant que déchets radioactifs.
Si
un terme vous échappe, n'hésitez pas à consulter
notre glossaire.
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